Équipe éditoriale d’Averstar Industrial Co., Ltd Mis à jour 13 octobre 2026
Un séminaire de la FAO sur la santé des végétaux met en avant la lutte intégrée

Un séminaire organisé le 24 septembre 2026 par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture a placé les approches intégrées au cœur d’une gestion durable de la santé des végétaux. Dans un compte rendu publié le 29 septembre, la FAO a présenté des contributions venues d’Indonésie, du Royaume-Uni et de sa propre Division de la production végétale et de la protection des plantes sur la réduction du recours aux pesticides chimiques tout en maintenant des systèmes agricoles productifs.
Pour les distributeurs de produits de protection des cultures et les équipes d’approvisionnement, le message est concret : évaluer comment une intervention s’insère dans l’ensemble du programme de conduite des cultures. Une comparaison de produits devient plus utile lorsqu’elle prend en compte l’identification des organismes nuisibles, les conditions agricoles locales, les solutions biologiques, la gestion des sols et l’accompagnement des agriculteurs. Le séminaire a présenté des expériences et des priorités ; il ne constituait ni une décision d’homologation d’un produit ni une nouvelle exigence en matière d’achat.
Indonésie : des approches biologiques au sein d’une stratégie plus large
La FAO a indiqué que le professeur Suryo Wiyono, d’IPB University, avait présenté l’expérience indonésienne en matière de lutte biologique intégrée contre les organismes nuisibles. Les échanges ont mis en relation les micro-organismes bénéfiques, l’amélioration de la gestion des sols et la santé des écosystèmes avec les efforts visant à maîtriser les organismes nuisibles et les maladies tout en réduisant l’utilisation des pesticides. Wiyono a souligné la nécessité d’une stratégie globale répondant à l’éventail des problèmes phytosanitaires rencontrés au champ, plutôt que de s’appuyer sur une seule intervention.
Le compte rendu ne désigne pas de solution pouvant remplacer systématiquement chaque traitement chimique et ne fournit pas non plus de pourcentage d’efficacité universel. Un acheteur qui envisage une solution biologique devrait demander des données probantes correspondant à la culture, à l’organisme nuisible, au système de production et aux conditions locales concernés. Les questions pertinentes portent notamment sur ce qui a été évalué, sur la manière dont la comparaison a été réalisée et sur la correspondance entre les conditions d’essai et celles des utilisateurs visés.
Diversité des cultures et accompagnement de l’adoption
Elisabeth Warham, des Royal Botanic Gardens, Kew, a apporté au séminaire un éclairage axé sur la biodiversité. S’appuyant sur une expérience en Éthiopie, elle a évoqué la contribution de l’agroécologie et de la diversité locale des cultures à la résilience. La FAO a également indiqué que Julian Smith, d’Agri-Plant Health Consultancy, avait souligné l’importance de la recherche, de l’innovation et de l’accompagnement des agriculteurs lors des échanges sur la mise en œuvre à grande échelle de la lutte intégrée.
Ces contributions élargissent la réflexion sur les achats au-delà du choix entre 2 produits. Les variétés cultivées, les conditions du sol et l’accès à un appui technique peuvent faire partie du plan de mise en œuvre évalué par les conseillers locaux. Lorsqu’un distributeur propose une nouvelle approche de protection des cultures, il devrait expliquer quels conseils, formations et suivis sont disponibles, plutôt que de supposer qu’une livraison de produits suffit, à elle seule, à produire le résultat décrit dans des échanges scientifiques ou sur les politiques publiques.
Comment la FAO définit la lutte intégrée
La FAO définit la lutte intégrée, ou IPM, comme l’examen attentif des techniques disponibles de lutte contre les organismes nuisibles, suivi de l’intégration de mesures appropriées qui freinent leurs populations. Ses orientations sur la lutte intégrée décrivent des approches biologiques, chimiques, physiques et des pratiques culturales propres à chaque culture, dans une perspective de systèmes écologiques. L’objectif est d’obtenir des cultures saines en perturbant le moins possible les écosystèmes agricoles et en réduisant les risques liés aux pesticides.
Cette définition est importante lorsqu’un fournisseur utilise l’expression « compatible avec la lutte intégrée ». Cette formulation devrait ouvrir une discussion sur le rôle du produit, les données qui l’étayent et ses conditions d’utilisation, et non faire office de certificat de qualité à elle seule. Les responsables des achats peuvent demander à l’agronome local comment l’intervention proposée s’articule avec la surveillance, les moyens de lutte biologique existants, les pratiques culturales et le programme de conduite des cultures déjà en place.
Les mesures chimiques restent parmi les techniques décrites dans les orientations de la FAO, aux côtés des autres approches. Le séminaire ne devrait donc pas être présenté comme l’annonce d’une interdiction de toute protection chimique des cultures. Il soutient une approche de gestion plus large. Toute offre portant sur un produit précis doit toujours être évaluée au regard des données qui l’étayent, de son étiquette approuvée et des exigences en vigueur sur le marché de destination.
Questions à poser à un fournisseur de produits de protection des cultures
- Quelles cultures, quels organismes nuisibles ou maladies et quelles conditions de production les essais justificatifs couvraient-ils, et dans quelle mesure correspondent-ils au marché visé ?
- Quel rôle est proposé pour le produit au sein d’un programme intégré, et quelles décisions nécessitent l’intervention d’un conseiller local qualifié ?
- Quelles données probantes étayent les affirmations concernant les organismes bénéfiques, la compatibilité avec d’autres mesures et les performances dans les conditions d’utilisation prévues ?
- Quels documents techniques, étiquettes acceptées localement et supports d’accompagnement des agriculteurs le fournisseur peut-il fournir pour la formulation proposée ?
- Qui consignera les observations au champ et examinera les résultats après un essai pilote, plutôt que de s’appuyer uniquement sur une affirmation commerciale ?
Construire une comparaison fondée sur les données probantes et la mise en œuvre
Pour être utile à l’acheteur, une comparaison peut réunir les solutions conventionnelles et biologiques dans un même dossier de décision, tout en conservant séparément les données probantes propres à chacune. Consignez pour chaque solution l’identité du produit, son rôle prévu, l’étude justificative, le statut de l’étiquette, les exigences de manipulation et le contact chargé de l’assistance technique. Si un fournisseur ne peut pas étayer une affirmation particulière, notez-la comme une question à examiner plutôt que de la reprendre dans les spécifications commerciales.
Par exemple, un distributeur qui prépare un programme pour des cultures maraîchères peut demander à son conseiller local de définir le problème ciblé et d’évaluer les mesures proposées avant de convenir d’un essai pilote. L’acheteur peut ensuite demander des documents propres à la formulation, une proposition d’essai claire et un document précisant qui interprétera les observations. Il s’agit d’une démarche d’achat suggérée, et non d’un calendrier de traitement ni d’une affirmation selon laquelle une combinaison donnée conviendrait à toutes les exploitations.
Lorsqu’un programme comprend des insecticides, la liste de contrôle pour les acheteurs sur la gestion de la résistance aux insecticides peut aider à structurer les questions concernant les informations sur le mode d’action et les conseils techniques associés. Utilisez ces informations conjointement avec l’étiquette approuvée localement et l’évaluation d’un professionnel. Une discussion plus large sur la lutte intégrée devrait améliorer la qualité de ces questions, plutôt que remplacer l’examen propre à chaque produit.
Garder un lien entre l’actualité et la décision d’achat
La FAO a appelé à une coopération entre les gouvernements, les chercheurs, les services de vulgarisation agricole, les organisations d’agriculteurs, le secteur privé et les partenaires du développement pour mettre en pratique des approches durables sur le terrain. Pour les équipes d’approvisionnement, une réponse proportionnée consiste à examiner les données probantes demandées aux fournisseurs et l’accompagnement disponible pour les clients. Le compte rendu fournit une orientation pour cet examen, sans trancher la question du statut ou des performances d’un produit commercial particulier.
La prochaine discussion avec un fournisseur peut donc commencer par 3 éléments concrets : le problème rencontré sur la culture, le rôle proposé pour chaque intervention et les données probantes nécessaires à son évaluation. Ajoutez le nom d’un responsable local de l’examen technique et un plan de consignation des résultats. Cela transforme un message général sur la durabilité en un échange sur l’approvisionnement assorti de responsabilités claires, tout en laissant les décisions de terrain aux professionnels qualifiés.
Questions fréquemment posées
Quand le séminaire de la FAO sur la santé durable des végétaux a-t-il eu lieu ?
La FAO indique que sa Division de la production végétale et de la protection des plantes a organisé le séminaire le 24 septembre 2026. Le compte rendu a été publié le 29 septembre 2026.
Le séminaire a-t-il annoncé une interdiction des pesticides chimiques ?
Non. Le compte rendu traite de la santé durable des végétaux et de la réduction du recours aux pesticides chimiques. Les orientations de la FAO sur la lutte intégrée comprennent des mesures chimiques aux côtés d’approches biologiques, physiques et culturales ; le compte rendu ne constitue ni une interdiction réglementaire ni une approbation de produit.
Que devrait demander un distributeur avant d’introduire un produit destiné à la lutte intégrée ?
Demandez des données probantes pertinentes pour la culture, l’organisme nuisible ciblé et les conditions locales, des précisions sur le rôle du produit dans le programme, l’étiquette et les documents réglementaires en vigueur, ainsi que des informations sur l’appui technique disponible. Faites examiner l’approche proposée par un conseiller local qualifié.
Références faisant autorité
- Des experts appellent à renforcer l’action en faveur de la santé durable des végétaux - Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
- Lutte intégrée - Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
